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 La Boite Merveille

         
mohcine10


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Loisirs : football
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: 20568
: 04/02/2007

: La Boite Merveille    24, 2007 2:06 pm

Etude de textes : extraits.

Leons littraires :

1-la famille : la chaleur du giron familial.
2-le moi : le petit enfant si med : le mythe idal.
3-lautobiographie : une intrigue sans une vraie perturbation.
4-le lieu : la topographie de Fs, ville initiatrice.

Structure de luvre : une anne trois saisons !

Au-del de toute impudeur ! : le regard de lenfant ou labstinence de ladulte ?
Une problmatique qui remet en question lautobiographie en tan que genre littraire.

Prolongement : est-ce que laLa boite merveilles m est une uvre ethnographique ou bien cest une criture ethnocentrique ?

Dernier mot : un chapelet de souvenirs !



1-la famille:


La boite merveilles est le roman de l'idylle ou tout est calme et nul venement ne vient briser cet univers paisible d'un enfant dont la vie est tout sauf malheureuse. le monde de si med est orn par le bonheur, le reve et le rire, pour dire ainsi le comique. il s'agit donc d'une oeuvre qui djoue le tragique et qui s'loigne de tout ce qui relve du pathtique l'exception de queleques passages tant souvent en rapport avec les personnages fminins tels que Lalla Aicha, la mre du narrateur, Rahma etc. En effet, le roman d'Ahmed Sefroui se prsente de ce fait comme une image rose d'une enfance incontestablement heureuse et oserons nous dire idale. le roman est avant tout une boite merveilles donne au lecteur. Autrement dit, Sefroui nous transporte dans un pays merveilleux dans lequel se trouve un petit enfant, si med, protg par la chaleur du giron familial et entour par la tendresse de sa mre.
Ainsi, la reprsentation de la famille dans La boite merveilles reste le sujet d'un regard qui apprcie tant que la mre que le pre. Effectivement, l'auteur donne voir une famille matriarcale, dont le pivot est la mre, d'autant plus que le pre est quasiment absent dans le roman. Il est troitement li au silence, et meme la passivit en comparaison avec son pouse, vritable figure la fois fminine et virile, ce qui fait d'elle un personnage double face. Elle tendre et forte( elle ne cesse de protger son fils: la scne ou le petit tait malade). En revanche, elle est le substitut du pre dans la mesure ou elle se donne le role primodial dans la famille, surtout aprs le dpart du pre. Ce personnage fminin est prsente aussi sous un jour viril dans des moments ou les femmes se manifestent fragiles et ayant besoin d'une confidente consolatrice ou bien d'une personne plus forte capable de les soutenir( voir la scne dans laquelle Lalla Aicha console par la mre de si Med).
La famille dans l'enceinte de notre oeuvre est une famille matriarcale LES DECLENCHEURS DU RECIT

L'quilibre initial concide dans la Bote merveilles avec une prise de conscience d'une carence, d'un manque (moi, je ne dors pas. Je songe ma solitude et jen sens tout le poids) et se transforme en rupture.

La nuit et le poids de la solitude dclenchent le rcit. Le narrateur (ladulte) se penche sur son pass la recherche de rponses possibles (Ma solitude ne date pas dhier.P3.) ou de rconfort (pour gayer ma solitude, pour me prouver que je ne suis pas mort.P6.).

Lenqute se construira sur la mmoire fabuleuse hrite de lenfant de six ans. (Cire frache...les moindres vnements sy gravaient en images ineffaablescet albumP6.)

Les outils de lenquteur sont donc les images dun album. Portraits et paysages se succderont au fur et mesure quil en tournera les pages. Labondance de limparfait est justifie par la dominance du descriptif. La nostalgie orne le rcit de couleurs, de parfums et de tendresse, la perception de lenfant lentrane dans le monde du merveilleux et de la magie.


LESPACE

Fonction

Il permet un itinraire. Le dplacement de lenfant s'associe la rencontre de "l'aventure". Et la qute de la connaissance. On peut rduire l'itinraire dans le cas de Sefrioui un schma simple, deux types de base dominent. (Laller - retour.Linitiation et la conqute.). Lenfant revient toujours son point de dpart, la maison, plus exactement la pice occupe par la famille. L'espace offre un spectacle, plus quil ne sert de dcor l'action, cette dernire ntant pas privilgie. Il est soumis au regard du personnage. Ienfant se dresse en spectateur. La relation entre le lieu et son tat d'me est forte. Une correspondance symbolique s'tablit entre lenfant et les lieux dcrits.

Organisation :

On peut facilement constater des oppositions symboliques et fondamentales, souvent binaires.( clos / ouvert sombre / clairespace rel /rv). Ceci permet une mise en place de lambiance du secret, de ltrange, et du mystre imprgnant le rcit ds son ouverture de lambiance des contes merveilleux.

Reprsentation

La narration prend en charge les lments descriptifs concernant le cadre de laction. Lenfant explore progressivement ce cadre : la ruelle, le msid , La rue Jiaf et le bain maure. La description est dynamique.

La ruelle (p3) Il court jusquau bout de la ruelle pour voir passer les nes et revient sasseoir sur le pas de la maison

La maison(P3 ) au rez de chausse.Au premier.Le deuxime tage.


LE TEMPS

Comme dans les contes de fe, le temps est vague, imprcis, flou. Premier repre, lge du personnage principal : six ans.

Lenfant - narrateur a une conception du temps motive par lattente, celle de son pre chaque soir et celle de grandir. Lcoulement du temps est saisi dans une logique arithmtique. Matin et soir font une journe, les jours font des mois, les mois des saisons et les saisons lanne.

Une journe ordinaire est marque par le rveil, le msid, les jeux, les conversations des voisines, et le retour du pre, tard le soir. Les jours de la semaine retracent plus des activits habituelles (Lundi, jour de lessive, mardi, journe particulirement redoute au msid.). Un vnement exceptionnel comme un retour prcipit du pre la maison ou la visite dun tranger constituera un repre. Ainsi, lAchoura, fte qui va bouleverser le train train quotidien de lenfant, les diffrentes visites de Lalla Aicha, le dpart du pre vont permettre de construire une suite justifiant un droulement chronologique. Les indicateurs de temps renforceront cette chronologie par le marquage des saisons (Lhiver / 3 chapitres, le printemps / 4 chapitres et lt / 5chapitres). On peut alors aisment estimer la dure du rcit trois saisons et avancer que le narrateur enfant approche de ses sept ans la fin du roman.



LES PERSONNAGES

Le lecteur dcouvre tt les personnages qui vont laccompagner le long du rcit Ils sont livrs dans un ordre li notre dcouverte des mondes de lenfants. Ceux qui ont particip nourrir son monde fabuleux, la voisine du rez de chausse, Kenza, une voyante, par ses pratiques magiques et rituels, Abdellah , lpicier par ses contes et son pre avec ses discours sur le paradis et lenfer. Ceux qui font partie de son quotidien, les voisins du premier Si Aouad fabricant de charrues, sa femme Rahma et leur fille Zineb ; la voisine du deuxime tage, Fatima Bzioua. Les autres enfants de son ge au msid, son matre dcole et Lalla Acha, pour sa premire visite la maison.

Lesquisse des portraits est un peu particulire. Rarement des descriptions physiques. Un nombre limit doutils pour la description dont le nom, le sexe, lge, le mtier, les vtements, le statut social, la relation familiale, les paroles.



LES EVENEMENTS

Le genre policier commence par un fait accompli. Il y a un meurtre et lenquteur est charg de trouver lassassin. Le roman de Sfrioui saligne quelque peu sur ce genre. La solitude et la mlancolie sont ce fait accompli et le narrateur doit revenir en arrire en chercher les origines. Ses tmoins et ses pices convictions sont les images de cet album quest la mmoire de lenfant.

Ma mmoire tait une cire frache et les vnements sy gravaient en images ineffaables. I me reste cet album P 6

Premires images, un enfant seul cherchant vainement attraper un moineau, lcart des enfants de son ge et tranger leurs jeux. Un enfant troubl par les rituels de la voyante, dmons et sorcires hantent son imagination. Un enfant fascin par les contes de Abdellah, lpicier et les discours de son pre sur la mort, le paradis et lenfer. La sance du bain maure laisse entrevoir cette relation entre le prsent et le pass.

Je crois navoir jamais mis les pieds dans un bain maure depuis mon enfance. Une vague apprhension et un sentiment de malaise mont toujours empch den franchir la porte. P9.

Une ouverture au prsent

Le prsent de lindicatif a des valeurs diffrentes selon son emploi. Deux valeurs sont retenir dans notre cas.

Le prsent de lnonciation : il correspond au moment o lon parle.

Je songe / Je ne dors pas / Ma solitude ne date pas dhier Ma solitude ( aujourdhui, en ce moment)

Je vois P3 5 (maintenant que je parle) / Il me reste cet album pour gayer ma solitude P6 je crois navoir jamais mis les pieds dans un bain maure depuis mon enfance / A bien rflchir, je naime pas les bains maures P11.

Ce prsent annonce un nonc ancr dans la situation d'nonciation. Il rvle la prsence dun narrateur adulte et du moment dcriture (moment de la parole, de lnonciation). Il lui permet aussi de faire des commentaires. Ce temps est courant dans des genres littraires comme lautobiographie.

Le prsent de narration : il semploie pour rapporter des actions passes en les rendant plus vivantes , plus actuelles, donne une impression de direct.

Ainsi Sefrioui a recours ce prsent pour rendre cette scne qui appartient au pass et la montrer avec un effet prcis.

Au prsent: Je vois Ennonc ancr dans la situation, prsent de nonciation Au pass, lenfance Un petit garon de six ans dresser un pige pour attraper un moineau Il (lenfant) dsire tant ce moineau /Il ne le martyrisera pas / Il veut en faire son compagnon Il court / Il revient sasseoir sur le pas de la porte / Le soir , il rentre le cur gros P3

Le MARDI, jour nfaste pour les lves du Msid me laisse dans la bouche un got damertume. Tous les mardis sont pour moi couleur de cendre. Il faisait froid..

Limparfait pour enchaner

Le premier chapitre de la Bote Merveille est domin par limparfait. Ce temps permettra au narrateur de peindre les lieux rels de son enfance, la ruelle, limpasse , la maison, la salle du msid, les personnages qui lont marqu et le monde fabuleux dans lequel il trouvait refuge.

Deux valeurs souligner

Limparfait associ au pass simple, le premier pour dcrire le cadre, le second pour dire la succession des vnements.

Portrait + cadre de laction

Lcole tait la porte de Derb Noualla. Le fqih, un grand maigre barbe noire, dont les yeux lanaient constamment des flammes de colre, habitait la rue Jiaf. Je connaissais cette rue. Je savais quau fond dun boyau noir et humide, souvrait une porte basse do schappait toute la journe, un brouhaha continu de voix de femmes et de pleurs denfants.

Cadre + actions

Ds notre arrive nous grimpmes sur une vaste estrade couverte de nattes. Aprs avoir pay soixante-quinze centimes la caissire nous commenmes notre dshabillage dans un tumulte de voix aigus.je retirai mes vtements et restai tout bte, les mains sur le ventre.

Dans les salles chaudes, latmosphre de vapeur, les personnages de cauchemar qui sy agitaient, la temprature, finirent par manantir. Je massis dans un coin, tremblant de fivre et de peur. Je me demandais ce que pouvaient bien faire toutes ces femmes qui tournoyaient partout, courraient dans tous les sens, tranant de grands sceaux de bois dbordants deau bouillante qui mclaboussait au passage. P9/10

Limparfait pour un nonc ancr dans la situation dnonciation Il faudrait relier ce temps au prsent dnonciation. Les deux se confondent.

A six ans, javais dj conscience de lhostilit du monde et de ma fragilit. Je connaissais la peur, je connaissais la souffrance de la chair au contact de la baguette de cognassier. P20

bote sous le lit.

La Bote Merveilles est une bote ordinaire contenant des objets ordinaires. Des objets htroclites, en matire transparente, en mtal, en nacre. Un bouton de porcelaine, des boules de verres, des anneaux de cuivres, un minuscule cadenas sans clef, des clous tte dore, des encriers vides, des boutons dcors, des boutons sans dcor (p12), des pingles (p55) un cabochon en verre taill en diamant offert par Rahma (p38), une chanette de cuivre ronge de vert-de-gris offerte par sa mre, (p96).

Pour les autres, ce sont des vieilleries, le bijou fabuleux et barbare aux yeux de lenfant est pour la mre un bout de verre qui peut causer une blessure (p39)

La mtamorphose et ses secrets.

La transformation est de deux ordres. Le savoir faire et limagination. Ainsi, une opration de nettoyage transforme le mtal vil en mtal noble. je savais transformer le cuivre, cette vile matire, en or pur . Limagination se charge du reste, lobjet devient fabuleux, charg de vertus, porteur dune histoire merveilleuse (p38). Ainsi, Les plus humbles de mes boutons et de mes clous, par une opration de magie dont javais seul le secret, se murent en joyaux. p96.

Les objets du plaisir et du mystre.

Lenfant dcouvre le plaisir des sens trs tt grce ses objets. Lobjet est regard, contempl et caress. Il a une me et une vertu de talisman. Il est source de jouissance, Il met les sens en extase p13, et avait un got quil ne pouvait goter de la langue et le pouvoir denivrer, p13. Limpuissance en jouir pleinement est un moment difficile pour lui. Je sentais toute mon impuissance en jouir pleinement. Je pleurais . Ce moment est penible quand le sommeil empche la contemplation, mes yeux, hlas ! navaient plus la force de regarder ; sinon encore plus cruel quand les objets perdent leur pouvoir magique et deviennent des objets ordinaires, cette constatation fut cruelle. Jclatais en sanglots..

Lenfant, friand de contes dcouvre aussi que ses objets racontent des histoires. un bijou fabuleux provenant nen pas douter de quelque palaissouterrain o demeurent les puissances de lInvisible. (p39). Chaque objet parle son langage (p13), cest un ami (p13 ; 249), peut tre un message, un talisman o une pierre maudite.

Les heures de chagrin

Les objets qui fascinent lenfant et lenchantent ont une autre fonction. Ils lui permettent de conjurer tristesse et solitude. La nuit, la maison tomba dans le silence, je me sentis triste. Je sortis ma, Boite,..(p54).

La Bote Merveilles lui permet de svader dun monde de contraintes et de malheur, le monde rel, celui des adultes. Ce motif revient chaque fois quil est question de la Bote Merveilles : Pour chapper au bruit des tambours qui bourdonnait encore sous mon crne, jouvris ma Boite Merveilles, (p150). Moi, javais des trsors cachs dans ma Boite Merveilles. Jtais seul les connatre. Je pouvais mvader de ce monde de contraintes... (P71).

Lenfant fait appel dans ses moments de dtresse ses objets prts me porter secours (p12). Grce sa bote, il se sentira moins seul, moins triste. Cest dans de pareilles circonstances que lenfant la retire de dessous son lit : Je me sentis triste et seul. Je ne voulais pas dormir, je ne voulais pas pleurer. Moi aussi, javais des amis. Ils sauraient partager ma joie. Je tirai de dessous le lit ma Boite Merveilles je louvris religieusement.(p249).

    
    http://ma3moura.frbb.net






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: 01/10/2009

: : La Boite Merveille    01, 2009 2:20 pm

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    http://www.netlog.somiyachail.com
 
La Boite Merveille
          
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